La Biobanque PROCURE

À propos

Caractéristiques de la Biobanque PROCURE

Pourquoi une biobanque?


Cette année seulement, au Québec, 4 600 hommes auront appris qu’ils étaient atteints d’un cancer de la prostate et environ 880 en mourront. Malgré les avancées de la recherche et la mise en lumière de certains facteurs de risque, dont l’âge, la race, les antécédents familiaux et diverses habitudes de vie, vraisemblablement, on ignore toujours lesquels de ces facteurs y prédisposent le plus. Notons que le cancer de la prostate touche un homme sur sept.

On ignore également ce qui pourrait expliquer l’agressivité et la progression de la maladie. Incidemment, la situation en ce qui concerne le cancer de la prostate est similaire à celle du cancer du sein chez la femme.

Les causes du cancer de la prostate sont méconnues. Le manque d’outils ou d’équipements adéquats ralentit les progrès, alors même que tous les espoirs sont permis depuis les progrès spectaculaires enregistrés dans le domaine des biotechnologies. La découverte du génome humain constitue à cet égard un pas de géant. On peut de plus espérer des développements spectaculaires dans la connaissance des processus biologiques fondamentaux, ouvrant de tous nouveaux horizons, notamment en oncologie. De telles perspectives, du moins concernant le cancer de la prostate, seront cependant amenuisées si la recherche ne peut être menée de manière standardisée et prospective sur un grand nombre d’hommes à risque ou atteints de cette maladie.

En 2005, l’urgence d’agir a poussé PROCURE, le seul organisme québécois à but non lucratif totalement voué au combat contre le cancer de la prostate, à se doter d’un outil de recherche extrêmement prometteur, la Biobanque PROCURE du cancer de la prostate au Québec.

Le Québec est un endroit par excellence pour mener un tel projet en raison des caractères génétiques de sa population d’origine et de ses strates ethniquement diversifiées. De plus, la stabilité relative de la population québécoise permet d’assurer un suivi à long terme des participants au projet. Enfin, la longue tradition de collaboration et d’excellence en recherche, chez nous, est gage de notre capacité à établir et diriger une biobanque de calibre mondial.

Objectifs

La Biobanque PROCURE poursuit plusieurs objectifs. Le premier de ces objectifs consiste à recueillir et conserver différents échantillons biologiques, à savoir des tissus prostatiques, du sang, de l’urine, de l’ADN et de l’ARN provenant d’un nombre déterminé d’hommes qui doivent subir une prostatectomie.

Avec leur consentement, la biobanque recueille en parallèle diverses informations cliniques et socio-démographiques. Un suivi périodique permet d’ajouter des biospécimens et des données cliniques à leur sujet, ce qui augmente d’autant l’importance et la valeur de cette biobanque.

Ces biospécimens et données seront ultérieurement mis à la disposition de la communauté scientifique en vue de recherches d’envergure et novatrices à la fois sur le cancer de la prostate. L’objectif ultime de PROCURE est de faire en sorte que ces recherches améliorent la qualité des soins aux hommes atteints du cancer de la prostate.

Perspectives

CHUQ_IMG_1664Des biospécimens de très haute qualité, jumelées à des données cliniques et socio-démographiques d’un grand nombre d’hommes atteints du cancer de la prostate, vont donner un nouvel élan aux recherches sur cette maladie.

On pourrait alors identifier des facteurs de risque additionnels, perfectionner les méthodes de dépistage, améliorer les traitements et, de façon générale, contrer la progression du cancer de la prostate.

Cela aura été rendu possible grâce aux 2 000 patients qui ont, jusqu’à maintenant, accepté de collaborer à notre projet de biobanque, de concert avec les médecins et les équipes en place dans les quatre centres universitaires de santé du Québec (chercheurs, pathologistes, associés et assistants de recherche, infirmiers, etc.). Ainsi, la Biobanque PROCURE aura rempli son rôle.

Structures

La Biobanque PROCURE du cancer de la prostate au Québec n’existerait pas sans ses partenariats établis depuis 2007 avec quatre centres hospitaliers universitaires du Québec. La biobanque est associée au Réseau de recherche sur le cancer du Fonds de la recherche du Québec-Santé (FRQ-S). Elle est aussi en partenariat depuis 2013 avec la Société de recherche sur le cancer (SRC) – voir le communiqué.

Elle est dirigée par un comité formé de membres des conseils de direction et d’administration de PROCURE, ainsi que de trois représentants de chacun des centres universitaires (urologue à titre d’investigateur principal, chercheur et pathologiste à titre de co-investigateurs).

PROCURE

  • Cédric Bisson, M.D., L.L.B., Président du Conseil d’administration PROCURE
  • Laurent Proulx, Directeur général PROCURE
  • Valérie Thibodeau Ph.D. – Directrice des opérations de la Biobanque PROCURE

Comité de la biobanque

  • Cédric Bisson, M.D., L.L.B. – Président du Comité
  • Laurent Proulx – Directeur général PROCURE
  • Valérie Thibodeau Ph.D. – Directrice des opérations de la Biobanque PROCURE
  • Armen Aprikian, M.D, FRCSC
  • Fred Saad, M.D.
  • Louis Lacombe, M.D.
  • Michel Carmel, M.D.
  • Fadi Brimo, M.D.

Comité d’allocation

  • Fred Saad, M.D. – Président du Comité
  • Simone Chevalier, Ph.D. – Co-PI représentant des 4 sites
  • Nadia Ekindi-Ndongo, M.D.- Pathologiste
  • Neil Fleshner M.D, MPH, FRCSC – Membre indépendant de PROCURE
  • Cédric Bisson, M.D., L.L.B. – Représentant du conseil d’administration de PROCURE
  • Lucille Beaudet, Ph.D., MBA – Scientifique externe ( Société de Recherche sur le Cancer )
  • Dimcho Bachvarov, Ph.D – Scientifique externe ( Fonds de la Recherche Québec-Santé )
  • Jean-Baptiste Lattouf, M.D – Urologue externe
  • M.Gilles Falardeau – Observateur
  • Valérie Thibodeau Ph.D. – Directrice des opérations de la Biobanque PROCURE

Membres de la biobanque

Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM)

  • Fred Saad, M.D., Chercheur régulier – Investigateur principal
    • Professeur titulaire, Département de chirurgie, Université de Montréal
      Directeur médical, Regroupement interdisciplinaire d’urologie oncologique, CHUM
      Titulaire, Chaire de recherche en cancer de la prostate, Université de Montréal
      Chef, Unité d’urologie oncologie, CHUM
  • Anne-Marie Mes-Masson, Ph.D. – Co-investigatrice
  • Mathieu Latour, M.D.-  Pathologiste
  • Dominique Trudel, M.D. – Pathologiste
  • Euridice Carmona, Ph.D. –  Coordonatrice
  • Chantale Auger, Agente technique
  • Geneviève Cormier, Agente technique
  • Théodora Yaneva, Agente technique
  • Claudia Syed, Agente technique
  • Alexandra Aubourg, Infirmière

Centre hospitalier universitaire de Québec (CHU de Québec)

  • Louis Lacombe, M.D. urologue – Investigateur principal
  • Alain Bergeron, Ph.D. – Co-investigateur
  • Claire Ménard – Coordonatrice
  • Marie-Josée Bilodeau, infirmière

Centre universitaire de santé McGill (CUSM)

  • Armen Aprikian, M.D, FRCSC – Investigateur principal
    • Directeur du département d’Urologie
      Directeur par intérim du département d’Oncologie
      Professeur Titulaire, Service d’Urologie
      Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM)
  • Simone Chevalier, Ph.D. – Co-investigatrice
  • Fadi Brimo, M.D.- Pathologiste
  • Lucie Hamel, Ph.D. – Coordonatrice
  • Nathalie Côté, Infirmière
  • Ellen Kucharski, Infirmière

Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS)

  • Michel Carmel, M.D., urologue – Investigateur principal
  • Alain Piché, M.D. – Co-investigateur
  • Nadia Ekindi-Ndongo, M.D.- Pathologiste
  • Benoît Pouliot, Coordonateur
  • Elsie Morneau, Infirmière
  • Patricia Pomerleau, Infirmière